Chaque départ r-éveille tellement de peurs en moi... Quitter ma bulle, sortir de ma celulle pour arpenter le monde, partager le quotidien, ne plus avoir de
temps juste pour moi, nulle part où me soustraire du regard, disparaître dans le désir de l'autre...
Je ne suis pas encore partie que j'ai déjà remonté le pont-levis !
Ma confrontation à l'Autre dans une forme de promiscuité est éprouvante et suscite plein de peurs... Ma « cellule-prison », ce n'est pas pour rien que je m'y suis réfugiée !...même si j'y connais
les limites à mon bien-être, à mon épanouissement, à mon bonheur et à mon œuvre dans le monde.
Mais c'est plus fort que moi ! Arrivée dans ce nouvel appart, je me suis tout de suite dit : « Surtout, ne pas t'y installes ! N'y mets pas à nouveau tes repères, que rien n'y soit figé ». Dans
mon esprit, il n'est pas possible que je reste ici...longtemps. Je n'arrive pas à me l'imaginer...m'imaginer m'enraciner ici... D'ailleurs, cela va faire 1 mois que j'ai emménagé et des cartons
restent encore fermés.
Depuis le projet de déménagement hors de ma ville natale - qui a donc « échoué » -, je suis restée dans l'optique de partir un jour...J'ai envie d'expansion, de liberté, de renouveau...
Pourtant, ici, c'est une ville sympa, avec une nature préservée et la mer pas très loin au Nord et au Sud. Entre les quelques rivières qui la traversent, le fleuve resté sauvage, les divers parcs
plus ou moins aménagés, les sentiers un peu partout, et la mer à proximité, le tout conjugué à la modernité de la ville, les nouveaux arrivants affluent ! Et moi, je veux partir ! Pourtant,
j'apprécie tout ce que je viens d'énoncer, mais voilà, c'est la ville de mon passé... C'est la ville de mon enfance... C'est la ville où vit ma famille...que j'aime...malgré tout.
J'entends bien au fond de moi une petite voix qui me dit que partir ne règlera rien, et n'effacera rien de ma mémoire, que peut-être la victoire, mon bonheur, serait de réussir à me faire une
place ici-même. Et peut-être qu'après, tout sera possible... Je pourrais encore avoir envie partir pour vivre de nouvelles expériences, mais alors ce sera le choix du véritable voyage et non plus
de la fuite.
Pour le moment, j'enfile mes « shoes » et j'y vais !
A bientôt...
L'incomparable esquisse de l'inestimable
Lundi 16 Juin 2008 : premier jour de vacances.
Je suis devenue un petit déchet sans prétention
Des fois, j'aimerais qu'un de ces Êtres de lumière de l'autre côté vienne me voir et me
parle, me rassure sur la vie, sur moi-même... sur l'avenir. Peut-être n'en suis-je pas digne ...ou n'en serais-je pas à la hauteur...
La 

