L'Amour (2)

Publié le par NATHAMSA

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L’Amour devrait-il revêtir une forme prédéterminée pour être validé en tant que tel ?

Chercher à enfermer l’amour dans des cadres bien définis, ne serait-ce pas s’en désunir, s’en dessaisir, se rendre aveugle à ses subtiles et multiples manifestations et présences ?

 

Quant à l’Amour amoureux ?...

…Pourquoi un « A » majuscule d’ailleurs ? Après tout, l’amour amoureux ne serait-il pas un préambule à un amour plus vaste, plus grand, indéfini….inconditionnel…

Il faudrait commencer par le conditionnel pour arriver à l’inconditionnel… Telle est la condition humaine et cette belle aventure qui, dans l’expérience que nous sommes, nous fait grandir en même temps que l’humanité.

 

Comment accepter le lien d’attachement sans imaginer s’y perdre et ou s’y enfermer ?

Et si l’attachement accepté et pleinement vécu donnait accès à la véritable liberté ?

 

L’état amoureux est à la fois un état et une étape sur le chemin de retour à l’Amour éternel.

Accepter notre état de dépendance du moment, de cette étape à vivre, pour accéder à un autre espace…

Il y ainsi sur le chemin de l’amour humain-divin des corridors comme des passages étroits et parfois sinueux qui nous font croire à des pièges-prisons, mais en fait ce ne sont que des « sas », notre «  transformation en  humilité » dans l’acceptation de qui nous sommes avec toutes nos limites instantanées…

 

Dans l’amour amoureux, le défi est bien d’accepter de vivre nos limites, dont le soubassement est  un regard profond

qui voit plus loin, plus beau, plus haut… Mais pour accéder à ces niveaux et vivre le meilleur, le non attachement, l’amour accompli, il faut passer par ses contraires, s’y laisser traverser, fondre, toucher, (s’)effondrer, déconstruire…nos forteresses de certitudes, de vérités tronquées, nos défenses à l’amour, nos château d’ego en Espagne ou ailleurs, mais surtout en nous-même !

 

Accueillir l’amour tel qu’il se présente en-nous-en-l’autre, aussi imparfait, aussi « dangereux » puisse-t-il nous ap-paraître…

Laissons parler notre intelligence innée…le Cœur sait…toujours… Sa vibration nous guide… Là est la seule vérité…

Ainsi, le mystère des rencontres prend sens…et forme…selon la voie de l’amour…du conditionnel à l’inconditionnel…

Soyons humbles et complèt(e)s, reconnaissons-nous  tels que nous sommes à cet instant et marchons ensemble unies…à la Vie.

 

Acceptons de ne pas savoir…

Abandonnons-nous dans cet espace...

Posons notre tête...sur le bord de cette épaule indiscrète...

Timides et téméraires...

Ouvrons notre coeur à cette réalité…

...Inimaginée…

 

Publié dans Réflexions

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Frédéric 22/07/2010 06:30


Bonjour Nathamsa

Développer cette pensée, c'est toute ma démarche de recherche actuellement, donc difficile d'être précis ;o)

Dire que nous sommes le chemin, oui, puisqu'il intégre probablement tout
mais je préfère parler de "Voie" (Tao) qui a peut être une idée plus "spirituelle de présence" que chemin qui pourrait éventuellement faire penser à une pratique, une technique (marcher)

Dans le bouddhisme on a le mot "Maha" (Grand en sanscrit)
c'est la Grandeur, on pourrait dire la Noblesse d'âme (qui se dit Mahatma, comme on désignait Gandhi)
c'est cette grandeur qu'on peut contacter et voir ainsi que tout est là, et que nous sommes là
rien n'est séparé
on parle aussi d'un cercle infini, qui intègre tout

Là où nous sommes est certainement le reflet de cette grandeur, donc de cette grandeur en nous
on ne peut dire sinon qu'il nous reflète nous au point de vue égotique
par contre notre vision du chemin est souvent lié à là où nous en sommes, donc on le voit tel que nous croyons être


Pour ce qui est d'être coupé, il me semble que lorsque (le plus souvent) nous ne pouvons voir cette Grandeur (la Voie) nous nous coupons de celle ci
mais cette coupure n'est aussi qu'une vision personnelle, puisque nous n'en sommes jamais coupés

Tout ce que j'écris n'est ni nouveau (ce n'est que le reflet de là où je me situe, me vois) ni idyllique
ainsi voici une copie d'un échange sur Facebook :


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Frédéric :
"Où que nous soyons nous sommes sur la Voie"

CB :
"ça rassure!"

Frédéric :
"vraiment ?

Cela pourrait être un piège ?
Ne rien faire, ne rien changer, rester dans sa situation aussi "crasse" soit elle, puisque tout est là

cela pourrait être insupportablement difficile à vivre :
nous ne pouvons plus nous plaindre de rien qui nous arrive, nous avons tout à disposition pour agir en toute responsabilité, aussi inconfortable que cela soit

alors cela rassure vraiment ? ;)"
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Je t'embrasse et au plaisir de la rencontre

frédéric


NATHAMSA 22/07/2010 07:35



L'idée de la Grandeur que nous perdons de vue (voilà pourquoi nous nosu sentons perdu(e)s) me parle...


Merci Frédéric.


A bientôt.


Bises,



Frédéric 21/07/2010 18:06


S'abandonner à l'inconnu de l'instant présent où tout est là
Dans bcp de traditions (surtout orientales) on parle du chemin (Tao) mais le chemin nous mène là où nous sommes, car le chemin est toujours sous nos pieds, où que nous soyons (même qd nous croyons
être perdus, en fait nous sommes "coupés")

bises

frédéric


NATHAMSA 21/07/2010 18:16



Bonjour Frédéric,


"Le chemin nous mène là nous sommes"...Cela revient à dire : "Nous sommes le chemin." Non ? Ou encore, que le chemin ou "là où nous sommes" est le
reflet de soi-même...


"même qd nous croyons être perdus, en fait nous sommes "coupés"" Je veux bien que tu développes cette pensée, cher frère...


Merci.


Bises,