Besoins...

Publié le par NATHAMSA

 

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Le manque d’ACCEPTATION de ce que l’on est à l’instant T, le manque d’ACCEPTATION de ses besoins créent une coupure de soi à soi, une sensation de « vide », de manque…que l’être va chercher inexorablement et, malgré lui, à combler…les besoins non comblés vibrant comme des aimants en quête de  leur résonance, de ce qui va être susceptible de les satisfaire…comme un nouveau-né affamé qui ne s’apaise qu’à la première tétée…goulûment, gloutonnement ! Sourire…

 

Mais alors, que faire des ces petits monstres d’amour inassouvis qui vivent et réclament encore au fond de nous, et qui parfois, dépassent nos agissements et pensées ?

Sans doute parce que je place le niveau d’exigence à un niveau élevé, il m’est difficile d’accepter cette partie non évoluée de moi-même, qui se manifeste souvent à mon insu.

 

J’ai toujours visé la perfection… et il est probable qu’une partie de moi juge mes besoins comme n’étant pas « bien », pas recevables… Pourquoi, comment le seraient-ils, aujourd’hui, s’ils ne l’ont pas été naguère ? Une partie de moi doit considérer que ces besoins doivent être quelque chose de « pas bien, pas beau » pour avoir été rejetés et refusés par le passé, lorsqu’ils se sont manifestés les premières fois…

J’observe aujourd’hui que ces besoins conditionnent ma vie en partie et m’amènent malgré moi à endosser un rôle afin d’obtenir satisfaction, afin de répondre à leurs demandes.

 

Il m’arrive de douter de pouvoir aimer une autre personne d’un amour amoureux et ou détaché d’attentes, car régulièrement, je me fais surprendre par l’emprise des besoins qui peuvent faire irruption et envahir la relation…

 

Quand ils sont là, qu’ils se manifestent malgré moi, qu’en faire alors ? Comment répondre à des besoins d’enfant alors que je suis à un âge adulte ?  C’est cet aspect qui fait conflit en moi… Je dois avouer que j’en ai souvent honte… J’endosse alors mon costume de « super woman », cache mon regard et ferme le transistor des besoins…mais je me sens alors aussi déconnectée de moi-même.

 

Je  me mets à imaginer que si l’autre découvrait l’âge de mes besoins, il me rejetterait. Alors, je les cache… Je me cache…mais ils sont toujours là…

Qui peut aimer une personne qui a des besoins qui datent de l’enfance ? Est-ce que la personne que j’aimerais m’aimerait ainsi, dans toute mon entièreté ?

Il me faudra accepter et accueillir au préalable tous ces aspects de moi ; tel est le défi : la force de l’amour…

Publié dans Réflexions

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frédéric 18/06/2010 11:21


tu nous fais bosser Nathamsa ! ;o)
Ton écriture orange sur gris est peu visible pour mes yeux

"Au sujet de la non satisfaction de tous nos besoins, pourrais-tu développer ton idée du temps (il y a un temps pouru chaque chose) ?"

Il n'y a pas de notion de temps particulière pour moi concernant la satisfaction des besoins

La vie peut être faite de plaisirs, de satisfaction de nos besoins, mais tous nos besoins ne pourront être satisfaits de même que nous ne pourrons connaître tous les plaisirs (en même temps)

la différence entre l'enfant et l'adulte et que l'adulte sait qu'il ne peut pas tout obtenir, l'enfant ne le supporte pas (il l'apprend, ce qu'on appelle la frustration)

mais je ne sais pas cela ne répond peut être pas à la question que tu posais ?

bises

frédéric


lilou 17/06/2010 13:40


Ensemble..
Signifie dans ce cas pour moi à la fois relié à l'autre ( ici le soleil) et à soi même ( rassemblé en soi)
Alors tout nous est offert car on est naturellement dans l'accueil et ce faisant on quitte automatiquement le besoin.
Ce n'est pas tant alors la quantité de ce qui nous est offert que la qualité de la présence à ce qui Est qui est ressentie comme un tout.
J'ai pris l'exemple du coucher de soleil car c'est un spectacle qui reflète souvent cet accord subtil en nous, avec ce qui nous entoure, cette manière de se rendre disponible à ce qui Est, à
l'instant..et que la photo traduit pour moi en illustration de ce texte.
Ainsi pour parler du "vide" que tu analyses trés bien j'ai tenté d'évoquer le "plein", ce qui se passe en nous lorsque " plus rien ne manque " ceci afin de montrer que le " plein" est toujours
possible..
Une question de regard en somme.


Raksha 15/06/2010 09:15


oui s'aimer soi-même, la est tout le défi...dès que j'ai regarder le film que tu sais je te préviens... je Nous aime


NATHAMSA 17/06/2010 10:34



Oui, s'aimer soi-même est un défi de chaque instant de notre vie.


Merci Raksha.


Bien à toi,



frédéric 14/06/2010 05:28


Oui c'est un vrai défi
Mais il y a plusieurs étapes
d'abord revenir à son corps, être en capacité de l'écouter, un premier travail important, car souvent (et j'en sais qq chose) nous ne l'écoutons pas et nous ne lui répondons pas, alors à quoi bon
parler d'écouter ses besoins, si nous n'écoutons pas ceux de notre être en action

après être capable d'écouter ses émotions. Ecouter c'est reconnaître, cela ne veut pas dire apporter une réponse. c'est laisser surgir

à partir de ce moment lorsque nous intégrons le corps et l'émotionnel en nous, nous pouvons commencer à écouter tous nos besoins
Mais en tant qu'adulte nous savons que tous nos besoins ne pourront pas être satisfaits (parce que nous ne sommes pas seuls, parce que nous vivons en groupe, parce qu'il y a un temps pour chaque
chose etc...)
Y a t il des besoins qui ne prennent pas racine dans l'enfance ? certainement, mais en quoi ceux de l'enfance seraient déplacés
à partir du moment où nous savons que tous ne peuvent être satisfaits, dans l'instant, nous pouvons choisir ceux qui sont "vitaux" dans l'instant et faire des demandes précises à qui (ou nous
mêmes) peut apporter une réponse
et ensuite, être, c'est à dire, agir en fonction de ces réponses

tout ce processus est complexe, mais pas impossible, pour autant qu'on ne cherche justement pas à avoir UNE réponse, ou avoir la réponse PARFAITE, mais à avancer, au mieux, un peu, chaque jour
ce processus apporte en lui même une sérénité car on peut sentir qu'il n'y a pas d'autre chose que le chemin et là où on en est sur le chemin

belle semaine à toi

frédéric


NATHAMSA 17/06/2010 10:33



1) Ecouter son corps-être-en-action


2) Ecouter ses émotions, sans chercher à intervenir, juset laisser venir, être


Au sujet de la non satisfaction de tous nos besoins, pourrais-tu développer ton idée du temps (il y a un temps pouru chaque chose) ?


En quoi les besoins de l'enfance seraient aujourd'hui déplacés ? Je crois que c'est une réaction du mental et un jugement que de les considérer ainsi. Ces besoins ne
seraient-ils pas juste dans la réalité du coeur ? La question est posée...


"on peut sentir qu'il n'y a pas d'autre chose que le chemin et là où on en est sur le chemin" Oui, Frédéric, je suis tout à fait
d'accord avec cette pensée.


Merci.


A bientôt,



lilou 12/06/2010 14:28


En regardant ce coucher de soleil,
Je me dis : de quoi a t il besoin pour Etre?

Alors tout à coup avec lui je me sens bien
Ensembles, dans l'instant, nous n'avons besoin de rien
de particulier..c'est pourquoi tout nous est offert.


NATHAMSA 17/06/2010 10:26



"Ensembles, dans l'instant, nous n'avons besoin de rien
de particulier..." Ensemble ? Que veux-tu dire ? Ensemble : soi avec le soleil ?


" c'est pourquoi tout nous est offert." Pourrais-tu développer ?


Merci.


Bien à toi,