Face à l'avenir

Publié le par NATHAMSA

L’espace du possible

 

Me voilà confrontée à l’inconnu…

 

En effet, comme je l’ai déjà exprimé, je ne suis pas heureuse dans mon travail actuel, je m’y sens à côté de moi-même, et c’est une source régulière de profonde insatisfaction et de moments de déprime.

 

J’occupe un poste de secrétariat dans la fonction publique à la Direction « Petite Enfance » de la Mairie (plein de symbolisme !). Or, j’y ressens un profond ennui mêlé à un sentiment de non-sens, de perte de mon temps et de mon énergie. Enfin, bien que j’admette y être pour « régler » certains liens karmiques, en dehors de ce point de vue, je ne  m’y sens pas à ma place. De plus, j’ai été positionnée à un poste qui n’existe pas ! Autrement dit, dans les statuts et l’organisation de ce service, ce poste n’a pas été créé.  J’ai appris dernièrement que je faisais office de « doublon » pour tout le service (24 agents) ; c’est-à-dire que je suis « mise à disposition » de tout le monde !

Au vu de l’histoire de mon enfance, cette configuration est intéressante à observer car, finalement, elle est le reflet de ce que j’ai vécu ! Par exemple, le fait d’être sur un poste « virtuel », qui n’existe pas ou encore non créé, me renvoie à la tentative d’avortement de ma mère lorsqu’elle a eu connaissance de mon existence mêlée à son interrogation sur l’origine paternelle. D’où suis-je venue ? Où est ma place ? Suis-je légitime dans ce monde et parmi ces êtres ? Est-ce qu’on me veut bien ?

 

Après avoir subi un harcèlement moral et de la maltraitance dans mon premier poste à la mairie, je subis les mêmes violences dans le service dans lequel j’avais atterri en urgence pour me sortir du premier !!

Après un an d’arrêt de travail suite à ces événements, on me poste dans un autre service dans lequel, rebelote (!), toutes les conditions sont réunies pour que je subisse à nouveau la violence des autres et du système !

Après neuf mois passés dans ce  service « Direction Petite Enfance » à la Mairie service, qui devait me permettre une réintégration en douceur dans la mairie, me voici à nouveau « en sursis », mon sort suspendu, d’un côté, aux desiderata de ces décideurs hiérarchiques et de l’autre côté, à moi-même !

 

J’ai donc décidé de me sortir de ces « impasses contre la vie ».

 

C’est alors l’inconnu et l’insécurité de ce non-connu qui se présentent devant moi avec les émotions de peur et de panique que cela génère par moments !

Au sujet de la peur de l’inconnu, Krisnamurti dit qu’elle n’existe pas et que la seule peur que nous ayons est celle du connu ! Cela parle de notre tendance à projeter sur l’avenir, sur le non connu, ce que nous avons connu dans le passé, autrement dit les croyances issues de nos expériences antérieures, nos mémoires.

 

Comment faire alors ? Comment s’y prendre pour s’inscrire dans une démarche constructive et positive ? Comment m’y prendre pour m’inscrire dans une démarche constructive et positive ?

 

La première réponse qui me vient spontanément, c’est que cela demande au préalable la FOI, la nécessité de partir sur la base de la FOI et d’avancer en posant chaque acte avec FOI.

 

Comment  faire naître à nouveau la foi en moi et en moi-même ? …

e ressens un blocage.  Peut-être ai-je perdu la foi suite à un lot de profondes déceptions… A un moment donné, certaines sont tellement grandes voire inconcevables que vous ne pouvez plus rebondir ! Le temps s’arrête ! C’est peut-être ça…

 

Alors, comment retrouver FOI en la vie ?

 

Comment CROIRE que ce « connu » ne se reproduira pas ? Comment ne pas en avoir peur ?

 

Si tout dépend de nous en fonction de notre façon de penser, cela signifie que ces situations de déception, je les ai créées, inconsciemment. Alors, en quoi, comment serait-ce différent aujourd’hui ?

 

Sur quelles bases puis-je croire en moi et me faire confiance ?

 

Aujourd’hui, je suis (mise) face à la création de mon avenir. Se manifestera-t-il sous la forme de l’ « inconnu » ou bien de l’ « un-connu » ? Qu’est-ce qui va déterminer cette différence ?

 

Parmi les options à choisir, il y a celle de chercher un autre travail ailleurs et de quitter la Fonction Publique. Cette projection suscite déjà la peur de perdre une forme de sécurité – même si cette dernière ne me rend pas heureuse. Je me donne aussi l’option de quitter ma région…une autre peur : celle de perdre la sécurité des repères et de la maîtrise de l’environnement.

 

Comment puis-je me faire confiance dans les choix que j’ai à faire ?

 

Publié dans Questions

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Raksha 26/05/2009 14:12

Retrouver la foi, te faire confiance..je suis parfois dans la même impasse que toi. J'ai pourtant remarqué qu'à chaque fois que je lache-prise que j'écoute mon guide intérieur,cette peur, ce sentiment d'indignité diminue..Un peu comme quand tu apprends une langue, plus tu pratiques, plus tu es à l'aise..Alors pas de secret plus tu te fais confiance, plus cette confiance va grandir..
Répètes-toi souvent que tu es Pur-Esprit dans un corps, tu es Lumière, Amour et rien d'extérieur à toi ne peux abimer qui tu es réellement.Au fait connais-tu le livre de Richard Bach "Jonathan le Goéland" ?? Je ne sais plus si je t'en avais parler !

Nathamsa 20/05/2009 11:53

Bien à toi, Claire, également. (le commentaire était parti trop vite ! ;-)

Nathamsa 20/05/2009 11:50

Bonjour Claire et merci pour ton commentaire.
Je crois être capable aujourd'hui de me confronter à mes peurs et d'avancer avec elles.
Quant à mes aspirations profondes, elles sont faites de Paix, de Joie et d'Amour fraternel.
Peut-être que je ne trouve pas ma voie et n'entends pas ma voix parce que ma soif d'être reconnue, aimée et acceptée est encore trop grande !
J'ai envie de convivialité, de chaleur humaine, de fraternité...et d'apporter du bien, du bonheur, de la Joie !
Ce que je sens comme une évidence, c'est que je ne suis pas(plus)à ma place au "sein de la mairie" et que le temps où j'y ai traîné ma croix devrait être révolu; car, amintenant, chaque jour que je passe dans cet environnement me fait l'effet de retourner dans le passé, de "vivre en arrière "!
Mais alors, lorsque je me projette "hors de l'enceinte de la mairie", je me vois projetée au milieu du cosmos sans rien à quoi me raccrocher, sans rien à quoi me rattacher ! Et je me vois errer ainsi, sans but, en apesanteur !

Nathamsa 20/05/2009 10:50

Lilou,
Bonjour et merci pour ton commentaire...qui reste un peu trop "elliptique" pour moi.
Je comprends bien l'idée de changer son regard sur la vie et que, par résonance, cela finisse par se manifester dans la vie concrète. Néanmoins, il me semble que nous avons quand-même, dans le même temps, à poser des actes afin que cet extérieur-intérieur puisse aussi changer, évoluer, non ?
Quant au "adapter son regard au meilleur en nous", j'aimerasi que tu développes cette idée-pratique, stp.

Belle journée à toi.

claire 20/05/2009 07:05

Aller dans le sens de nos aspirations les plus profondes, de ce qui murmure tout bas quelque part en soi, c'est peut être la porte pour dépasser ce que nous pensons seulement prédéterminé. Tu ne feras pas l'économie de la peur Nat, mais t'y confronter te fera surement découvrir que son appréhension est autrement plus effrayante que ce que la réalité finalement propose. C'est aussi en les traversant que petit à petit se construit un peu + un peu + un peu de confiance...
Bien à toi
claire