La Colère (1)

Publié le par NATHAMSA

La colère a sa raison d'être dans son essence. Elle (nous) sert, notamment, à cerner, à délimiter l'acceptable de l'inacceptable, à situer les limites du respect. Ça, c'est au niveau du ressenti.
Au niveau de son expression, là est le danger, le risque, le CHOIX de faire se perpétuer les effets de l'acte premier (-déclencheur). Effectivement, si personne ne retient la « balle » une fois arrivée dans son camp, le match de ping-pong peut ne jamais finir ! Le duel des egos...

Alors, cette émotion de colère, que l'on ressent au fond de soi, qu'en faire ? Ce magma en ébullition qui n'attend que la porte s'ouvre pour se déverser et tout dévaster sur son passage, jusqu'à son propre jardin ou celui de son ami(e) préféré(e) !

Si je choisis de cracher sur toi, c'est aussi sur moi-même que je choisis de cracher ! Qu'est-ce qui me différencie de toi au-delà des apparences ? Ne sommes-nous pas tous et toutes semblables dans les principes de vie ? Ne venons-nous pas tous et toutes de la même Origine ?

Pour moi, la colère est un message pour m'éveiller aux limites qui sont les miennes et que je me dois de respecter et de faire respecter. Le rapport avec le Divin ? Le précepte selon lequel « Rien n'est stable ni fiable quand on ne respecte pas les lois, parce que ce sont les lois qui constituent la charpente de l'univers, la charpente de l'univers psychique comme celle de l'univers physique. Aïvanhov ». Nous avons été conçu(e)s avec des lois à respecter... Nous n'avons pas été fait(e)s de hasards...et ni par hasard (osé-je dire)...

Les émotions sont des alliées, des indicateurs de ce qui n'est pas respecté en nous-mêmes. Elles délivrent un sens, un message qui demande, pour être capté, un certain discernement, car le mental aux commandes de notre ego peut très bien brouiller les pistes !

Alors, cette colère, palpitante !

paralysante...et rageuse !

grognante au fond de soi...

prête à bondir à la première occasion !...

                                Qu'en faire ?

« La laisser mourir » ?

On ne meurt pas facilement à soi-même... Lâcher prise... Ne pas croire que cette colère nous confère une forme de pouvoir... Accepter sa propre impuissance, de n'avoir pu empêcher ce qui s'est passé, de n'avoir pu éviter la blessure... Nous ne sommes responsables que de ce que nous ressentons et agissons, pas des actes des autres...même à notre égard.

 


Publié dans Réflexions

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Hadda 25/06/2008 13:39

on vit tous des expériences qui sont prêts à nous faire exploser, à nous de savoir prendre de la distance à ce qui relève de la calomnie et ce qui est juste

Isabelle Dys 16/06/2008 13:57

C'est très juste, Nathamsa.
J'ai écrit cet article en pensant à mon fils, qui n'ayant pas trouvé les mots face aux insultes de ses copains de classe depuis des mois, a laissé grandir sa colère au point d'agir de façon inattendue et alarmante, comme un appel au secours... Pour lui comme pour nous tous il y a des limites à l'acceptable et je dis souvent qu'il y a, entre guillemets, de bonnes colères, de celles qui changent le monde quand elles donnent juste l'impulsion du changement.
Mais cette colère-là, sourde, inexprimée qui n'attend qu'une étincelle pour basculer, parce que non dites, rentrée, en "putréfaction", celle-là n'apporte rien que du désespoir et qui sait? - comme dit Yoda - peut-être de la haine. Mon enfant a 13 ans, il se construit, il est plein d'humour, d'amour et de projets, il faut qu'il sache évacuer ses ondes, ses crachats, qui, comme tu le dis, deviennent des crachats sur nous-même.
Il fait l'expérience comme nous tous, il apprendra à transformer.